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RIPOSTE CONTRE LA COVID-19 : FMMDK SALUE LA PARTICIPATION DE LA FEMME KASAIENNE

A l’occasion de la célébration, ce 31 juillet 2021, de la journée internationale de la femme africaine à travers le monde, la secrétaire exécutive de l’ONG Femmes main dans la main pour le développement du Kasaï (FMMDK), une organisation de la société civile congolaise basée à Kananga, a dressé un tableau sombre de la situation de la femme dans la province du Kasaï Central.

A Kananga, Mme Nathalie Kambala Luse a constaté le nombre élevé des infirmières dans les différentes structures sanitaires pendant cette période cruciale. « Pour nous aujourd’hui, cette journée n’est pas seulement une opportunité pour réfléchir, mais aussi, pour exalter le rôle que les femmes ont joué pour la libération de l’Afrique et la marche de ce continent vers le développement durable« .

Et la secrétaire exécutive de FMMDK de poursuivre: « Malheureusement, nous commémorons cette journée dans une période très cruciale de la pandémie de covid-19 qui a ravagé des milliers de gens dans le monde. Des études faites révèlent que les femmes infirmières oeuvrant dans les hôpitaux entrent directement en contact avec les malades. Il y a aussi des femmes qui travaillent au champ. Les marchés sont innondés des femmes, or ils ne sont pas sécurisés. A l’accouchement aussi, la femme est exposée à contaminer l’enfant.« 

Face à l’ampleur de la situation sanitaire que connaît la province du Kasaï Central situé au cœur de la RDC avec la courbe ascendante des cas testés positifs à la covid-19, cette actrice des droits humains a invité ses pairs à transcender les barrières socioculturelles qui les écartent d’autres sphères et couches de la population. « Nous devons toutes nous lever, briser le silence, hausser nos voix afin que nos sociétés avancent vers l’atteinte des objectifs de développement durable à son point 5 qui parle de l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme ».

Par ailleurs, elle s’est indignée contre les conditions socio-économiques des femmes du Kasaï Central en ce 21è siècle. Selon Nathalie Kambala Luse, les femmes sont discriminées et victimes des différentes formes des violences basées sur le Genre ainsi que des pesanteurs culturels qui avilissent leurs droits. « Les femmes centre kasaiennes sont sacrées, elles sont gardiennes des forces vitales d’un peuple. Abuser d’elles aujourd’hui, c’est anéantir tout un peuple. Ces actes doivent être condamnés. Lorsqu’il y a beaucoup d’actes de violences qui mettent en difficulté la femme de jouir de ses droits, c’est un frein. Nous devons nous révolter. Avant, les femmes n’etudiaient pas, elles étaient plus sages que nous« .

Notons que la Journée internationale de la femme africaine a été officiellement promulguée par l’ONU et l’OUA, le 31 juillet 1962. Les femmes à l’époque s’étaient réunies et ont formé la première organisation continentale dénommée « la Conférence des Femmes Africaines (CFA) ».

Correspondance particulière
Jean Claude Ngalamulume Bakamubia

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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