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« Pirogue » et « filet », les éléments clés de la dot chez les Lokele

La dot est conçue comme un présent que la famille de l’homme apporte à celle de l’épouse en guise de remerciement pour avoir pris soin d’elle depuis sa naissance. La cérémonie se déroule selon les uses et coutumes de chaque tribut et peuple.

Chez les Lokele, peuple répértorié dans les ethnies de la province de la Tshopo en territoire d’Isangi et vivant sur les larges du magestueux Fleuve Congo, la dot est un symbole du mariage. Ici, la cérémonie commence généralement par la prise de contact entre deux familles. Au cours de cette rencontre, la famille du futur époux demande la main de la femme à ses parents. Ensuite, une liste est remise à la famille de l’homme. Cette liste de la dot est principalement constituée d’une pirogue et d’un filet. À cela on ajoute le manioc, un régime de banane plantain, du sombe (feuilles de manioc), des escargots et un bidon d’huile.

« Cette cérémonie se déroule entre les anciens de deux familles. Durant ce rendez-vous, après discussion entre deux familes, tout est donné en nature et en espèce en équivalence de biens demandés », explique un notable Lokele, complétant que la dot est, en son essence, un cadeau, un symbole de rapprochement entre les deux ayant décidé d’unir leurs enfants en mariage.
« De nos jours, la dot se négocie de plus en plus difficilement selon les familles surtout avec la modernisation que nous amène le 21ème siècle… », regrette, pour sa part, un jeune garçon Lokele.

Naomie Mpila

L'auteur

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