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Portrait

Marie Ludovic Manoka : « La femme congolaise est l’épicentre du développement de l’Afrique »

Femme aux multiples facettes, Marie Ludovic Manoka Nzuzi s’est prêtée au jeu de questions-réponses avec Femme d’Afrique Magazine qui tenait à en savoir un peu plus sur elle, sur ses diverses activités, ses projets et ses ambitions. De son église Christ Embassy de Pasteur Chris OYAKHILOME aux deux associations qu’elle pilote, « Héritage Femme Kongo » et « Ndona Zi Kongo », en passant par ses activités politiques, tout a été passé au crible dans cette interview-vérité qui révèle les contours d’une femme exceptionnelle.      

Femme d’Afrique Magazine : Pouvez-vous vous présenter ?

Marie Ludovic Manoka Nzunzi : Je suis Marie Ludovic Manoka Nzuzi. Mariée et mère de deux jeunes femmes. Je suis politologue de formation. J’ai travaillé pendant dix ans dans une société pétrolière (de 1983 à 1993). J’ai participé à la Conférence Nationale Souveraine et fut Secrétaire général adjoint dans le Syndicat « Confédération Démocratique du Travail ». J’ai également été ministre à la Coopération internationale et à l’Enseignement Primaire, secondaire et professionnelle (2001-2003). Je n’oublie pas mon passage à l’Institut national de sécurité sociale (INSS) et à la Société nationale d’assurance (SONAS) entre 2005 et 2009 en tant que mandataire. Pour terminer, j’ai été ministre provinciale au Kongo central (Agriculture, développement rural, Genre et famille de 2010 à 2013.

FAM : Vous arborez plusieurs casquettes à la fois (Diaconesse, femme politique, opératrice culturelle), dites-nous comment parvenez-vous à gérer vos multiples activités ?

MLM : C’est une question d’organisation et de bien tenir son agenda. Il y a également une politique de délégation de pouvoir au cas d’empêchement.

FAM : Quelle est la ligne idéologique de votre communauté chrétienne, l’Eglise Christ Embassy de Pasteur Chris OYAKHILOME?

MLM : Pendant mes sept dernières années dans l’Eglise, j’ai eu des enseignements qui m’ont permis d’atteindre un niveau supérieur dans ma vie spirituelle et de m’épanouir afin d’être utile à ma société. Ce ministère dynamique aux multiples facettes mondiales apporte le message de Dieu qui est la réalité de la vie divine dans le cœur de plusieurs. Il aide de nombreuses personnes à recevoir la guérison par l’opération des dons de l’Esprit. A travers diverses campagnes, croisades et plusieurs autres plateformes, ce ministère aide des millions des personnes à vivre une vie victorieuse et pleine de sens dans la parole de Dieu.

FAM : De quel bord spirituel vous situez vous dans le microcosme des communautés chrétiennes à travers le monde et quel type d’évangile défendez-vous?

MLM : Nous défendons l’évangile de Jésus-Christ. Nous croyons à la mort et surtout à la résurrection du Christ. Et nous croyons à la manifestation de la puissance du Saint Esprit. Nous sommes une Eglise Ecclésiastique.

FAM : C’est quoi la cellule des influenceurs et quelles sont ses attributions ?

MLM : Au sein de notre Eglise Christ Embassy existe plusieurs cellules pour évangéliser et gagner les âmes à l’extérieur de l’Eglise et les amener à l’intérieur pour leur épanouissement et pour la croissance de l’Eglise. Cette cellule des influenceurs est dotée de la capacité d’avoir un effet sur le caractère et le développement des personnes.

FAM : Vous rassemblez les pasteurs de tous les horizons à travers la rapsodie des réalités. Que prône ce réseau et quelle est sa réelle motivation ?

MLM : Le pasteur des différentes Eglises, nous nous mettons en partenariat autour de la rapsodie des réalités pour répandre l’évangile partout dans notre pays ; Initier nos frères à l’utilisation de la rapsodie des réalités et évangéliser avec elle.

FAM : Parlez-nous un peu de vos activités politiques. Vous militez dans un parti politique ? Lequel ?

MLM : Oui, je suis une femme politique. Depuis mon jeune âge, j’ai milité dans le parti socialiste en Europe. En RDC, j’étais membre de la Conférence Nationale Souveraine avec le parti politique dirigé par Madame Sophie Kanza, en l’occurrence, la « Force Populaire Africaine » et, pour l’heure, je preste au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. Dans toutes ces formations politiques d’obédience socialiste, j’étais cadre au sommet du parti.

FAM : Votre avis sur l’évolution de la parité en RDC ?

MLM : Depuis la consécration de la parité dans notre Constitution à l’article 14, l’évolution est timide, surtout dans les instances de prises de décisions dans nos différentes institutions de la République. Mais j’apprécie la lutte des organisations non gouvernementales pour la sensibilisation des autorités du pays, mais aussi des femmes elles-mêmes dont certaines incarnent mieux cette parité. Je citerais en exemple CAFCO dirigé par Rose Mutombo, la Ligue des femmes pour les élections dirigées par Eve Bazaïba et le Réseau des femmes ministres et parlementaire.

FAM : Vous animez en plus deux structures en tant qu’opératrice culturelle en l’occurrence, « Héritage Femme Kongo » et « Ndona Zi Kongo »…

MLM : « Héritage Femme Kongo » est une exposition organisée en marge du mois de la femme (Mois de Mars). Le but principal est de faire valoriser les femmes congolaises à travers les pagnes qu’elles portent à diverses occasions selon les différents domaines de la vie. Cette approche sublime en même temps quelques modèles de femmes qui ont marqué l’histoire de la République Démocratique du Congo. Pour ce faire, elle présente des femmes exceptionnelles, celles qui ont marqué l’histoire du point de vue politique, social, religieux ou scientifique de notre pays. De la reine Nzinga à Madame Sophie Kanza en passant par Kimpa Vita, Maman Mwuilu et Maman Mobutu. En cela, elle aura relié toutes les générations de l’histoire de la République Démocratique du Congo.

Quant à l’association « Ndona Zi Kongo », sa création s’inscrit ponctuellement dans le contexte du repère économique et social. C’est, en fait, une structure mise en place pour appuyer efficacement les projets des femmes, ceux qui l’élèvent au niveau du cadre idéal pour le renforcement des capacités locales, véritable levier du développement. Notons que la dénomination « Ndona Zi Kongo », dont la traduction partant de la langue Kikongo, ne signifie rien d’autres que « Femme du Congo ». Les domaines d’intervention de l’association sont, entre autres, l’éducation (Formation & information), la santé (maternité sans risque), l’agriculture (mécanisation) et la culture  (promotion de la langue locale, de l’art et de la musique).

FMA : Votre mot de la fin

MLM : Merci à « Magazine Femme d’Afrique » qui m’a donnée l’opportunité de me faire connaitre auprès de ses lecteurs que je salue. Mon souhait est que la femme africaine en général et la femme congolaise en particulier sache qu’elle est le pilier de l’élan et l’épicentre du développement de l’Afrique. Je vous encourage à être la messagère du monde et à continuer la lutte pour le bien-être de nos peuples.

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L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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