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Les infections urinaires : symptômes, causes, traitement

L’infection urinaire peut toucher plusieurs organes du système urinaire (vessie, rein, urètre, prostate). Pour des raisons anatomiques, les femmes sont plus souvent touchées par ces infections qui prolifèrent au niveau de la vessie. Très fréquentes, les cystites ne se caractérisent pas des brûlures lors des mictions et une fréquente envie d’uriner. Le plus souvent causées par la bactérie Escherichia Coli, elles se traitent par des antibiotiques. 

Qu’est-ce qu’une cystite ?

C’est l’infection – aiguë ou chronique – d’un organe qui fait partie de l’appareil urinaire :

  • La vessie (réservoir des urines) ;
  • Le rein (qui fabrique l’urine) ;
  • L’urètre (canal situé sous la vessie qui permet l’évacuation des urines) ;
  • Ou la prostate (glande située autour de l’urètre de l’homme).

Infection urinaire : qui est touché ? 

Pour des raisons anatomiques, l’infection urinaire est plus fréquente chez la femme (voir aussi le dossier cystite). En effet, chez la femme, le méat urinaire est proche de l’anus où sont toujours présentes des bactéries. Ces bactéries peuvent remonter le long de l’urètre vers la vessie et proliférer dans l’urine.

Un défaut d’hygiène locale peut donc favoriser les infections urinaires de la femme.

L’homme est relativement protégé des infections urinaires par la distance qui sépare l’anus et son méat urinaire – orifice situé à l’extrémité du gland – (la longueur de l’urètre masculin est en moyenne de 16 cm, alors que celle de l’urètre féminin est de 2 cm). L’infection urinaire est donc plus souvent chez lui la traduction d’une anomalie au niveau des voies urinaires, en particulier l’existence d’un adénome de la prostate (qui provoque une stase des urines dans la vessie).

Les causes de l’infection urinaire

Les bactéries (ou germes) responsables sont le plus souvent de la famille des entérobactéries (bactéries d’origine digestive) :

  • Escherichia coli (80 % des cas) ;
  • Proteus mirabilis (qui favorise les calculs) ;
  • Entérobacter, Citrobacter, etc.

Traitement des infections urinaires

Le traitement de l’infection urinaire repose sur l’antibiothérapie, la majoration des boissons et le traitement des facteurs favorisants.

En cas de cystite simple ou d’urétrite (infection urinaire basse isolée non récidivante) :

  • Soit un antiseptique urinaire pendant 10 jours ;
  • Soit un traitement antibiotique court sur 3 jours : antibiotiques de la famille des pénicillines ou des quinolones ;
  • Soit un traitement mono-dose en prise unique. Cette dose unique est efficace sur la majorité des germes impliqués dans les cystites aiguës.

En cas de pyélonéphrite aiguë ou de prostatite aiguë, il est habituel de prescrire des antibiotiques pendant 2 à 3 semaines. L’antibiothérapie doit être adaptée aux résultats de l’antibiogramme.

En cas de fièvre importante, d’altération de l’état général ou de complication (septicémie, abcès rénal), une hospitalisation est nécessaire pour surveillance médicale intensive. Une double antibiothérapie est souvent prescrite par voie intraveineuse les 2 ou 3 premiers jours, avant de relayer par des comprimés.

Dans le cas d’une pyélonéphrite par obstacle (rein obstrué par un calcul par exemple), une intervention de drainage est indiquée en urgence afin de sauver la vitalité du rein. Celle-ci est réalisée par les voies naturelles le plus souvent.

Comme de multiples facteurs interviennent pour faciliter la contamination de la vessie, de simples conseils hygiéniques suffisent souvent à faire disparaître les cystites chez la femme en période d’activité sexuelle :

  • Boire plus de 1,5 litres par jour ;
  • Effectuer des mictions complètes en étant détendue ;
  • Ne jamais se retenir en cas d’envie d’uriner ;
  • Pratiquer une toilette vulvaire au savon ;
  • Effectuer une bonne toilette après les selles ;
  • Lutter contre la constipation ;
  • S’essuyer avec le papier hygiénique en allant d’avant vers l’arrière ;
  • Eviter les toilettes périnéales trop énergiques ;
  • Uriner immédiatement après les rapports sexuels ;
  • Eviter les pantalons serrés et les sous-vêtements en fibres synthétiques qui favorisent la transpiration et la multiplication des germes.

En cas d’échec de ces mesures, le médecin peut être amené à proposer un traitement au long cours fait de petites doses d’antibiotiques prises en discontinu.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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