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Société

Les femmes refugiées vivant en RDC luttent pour le respect de leur droit

Elles ont célébré la journée internationale de la femme le 16 mars 2021 dans l’enceinte des bureaux de l’Association pour le Développement Social et la Sauvegarde de l’Environnement (ADSSE). Les femmes refugiées des différentes  communautés vivant en République Démocratique du Congo ont, à l’occasion, communiée autour de les conditions et se sont partagé les expériences.  

Pour rendre cette journée commémorative exceptionnelle, Mme Iyengue Marie Jeanne de la communauté brazzavilloise, a brossé succinctement l’origine de la dite journée tout en mettant un, accent sur ce que devra être le rôle de la femme refugiée.

« Nous sommes d’abord des femmes avant d’être des femmes refugiées, nous avons besoin aussi de nous épanouir, de s’affirmer dans la société et être aussi des femmes leaders et autonomes bien que vivant dans une terre de refuge. Nous avons juste un rêve, que la femme refugiée jouisse aussi de son droit bien que c’est un combat de tous les jours. Lutter contre les violences conjugales dont la femme refugiée est victime, devra être notre cheval de bataille. Les hommes doivent respecter les droits des femmes et changer leur façon de parler pour mieux l’accompagner dans sa lutte », a déclaré Mme Iyengue Marie Jeanne dans son mot d’ouverture. 

Quant à Mme Mira Nkumpanyi du service de la protection de l’UNHCR, elle a encouragé la femme en général et refugiée en particulier pour le sacrifice consenti chaque jour afin de donner un sens à sa vie. « Voir une femme se lever et se prendre en charge est vraiment encourageant parce qu’à l’époque ancienne, elle n’avait pas la parole. Cette journée concerne aussi la femme refugiée et la femme vivant en Afrique. Nous devons lutter contre la discrimination dans tous les domaines de notre vie. », A-t-elle déclaré. Pendant son intervention, une question a été posée aux femmes, à savoir, laquelle d’entre elle a-t-elle pu réaliser ses rêves ?  Pour la plupart, leur rêve leur été volé.

Pour Claudine, elle est devenue mère avant l’âge où elle devait être aux études. Refusant d’avorter, elle a accepté de garder sa grossesse malgré les difficultés. Jeanne, pour sa part, ne condamne pas ses parents mais avoue que la guerre l’a arraché ses parents. Dans sa famille d’accueil, aucun enfant n’était scolarisé et elle n’est pas allée à l’école. A cela s’ajoute son mariage précoce. Quand elle décida de rentrer aux études malgré tout ce que l’a vécu, son mariage précoce fut un blocage parce que son mari avait tout brulé (fournitures et uniforme) quelques jours après sa reprise des cours.

Enfin, maman Moustafa a expliqué que malgré que vivant sur une terre de refuge, elle a pu réaliser son rêve. Etant toute petite, elle a voulu être une commerçante et Dieu le lui a accordé. Aujourd’hui, c’est une femme commerçante digne de confiance.

Pour la plupart de ces femmes, leurs rêves ont été brisés à cause de la guerre. En guise de conclusion, Mme Gabriella Ntumba de la CNR a rappelé aux femmes refugiées que leur statut ne change en rien, la RDC leur a donné l’opportunité de s’épanouir et être autonomes.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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