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La planification des naissances, une affaire de couple

La planification familiale passe pour une équation toujours difficile à résoudre dans de nombreuses familles congolaises et plus particulièrement dans des couples. D’autant plus qu’avoir des enfants est perçu comme un signe de reclassement social dans un contexte où une progéniture nombreuse fait office d’un fond de commerce. En effet, les dots des filles et les diplômes des garçons sont de plus en plus canalisés aux fins d’enrichissement pour des familles cupides et assoiffées d’argents.  

L’on comprend aisément l’effort consenti particulièrement dans des familles aux revenus précaires, pour avoir autant d’enfants sans pour autant être en mesure d’assurer leur prise en charge efficiente. Les enfants issus de ces genres de familles portent le plus lourd fardeau car délaissés et non scolarisés. Ils sont obligés d’exercer des travaux forcés pour subvenir aux besoins familiaux et, dans la pire des cas, sont livrés aux grossesses et aux mariages précoces. A défaut d’atteindre le positionnement social souhaité, ils finissent par squatter les rues.     

N’avoir qu’un ou deux enfants en République Démocratique du Congo n’est toujours pas bien perçu. La femme ou l’époux est constamment prié de s‘expliquer face à un entourage qui ne disposant pas forcément de tous les éléments d’appréciation. La fécondité dans un couple, dit-on, devrait se traduire par un nombre élevé d’enfants.    

Stella Mazela raconte, non sans émotion, sa triste expérience : « Dans notre couple, nous avons consenti de n’avoir que deux enfants mais nos familles respectives  estiment que devons en faire plus ». Marie-Jeanne Kalombo, quant à elle, fait état des incompréhensions quant à la manière d’appréhender cette problématique dans son foyer : « J ai six enfants et j’ai failli être emportée par le dernier car j’avais fait une terrible hémorragie le jour de son accouchement. Le docteur nous a conseillé d’arrêter les naissances. Mon mari n’en veut pas car sa religion lui interdit et jusqu’à présent, je cours le risque de tomber encore enceinte ».

Par ailleurs, la prédisposition des conjoints à donner naissance à des enfants anémiques peut justifier la limitation des naissances. A tout prendre, la planification des naissances est une affaire de couple. Dès lors, toute interférence et jugement ne sont toujours pas les bienvenues.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

6 Commentaires

  1. Belle initiative, en RDCongo, surtout à Kinshasa, les routes sont maintenant inondées de gens; il n’a plus d’espace, ni de nourriture, moins encore du travail. Il faudra sensibiliser à grande échelle, que les couples aient des enfants désirables. Diallo DRC.Kinshasa.

      • Ça il faut vraiment le prêcher aux jeunes filles qui aspirent au mariage. Nombreuses sont celles qui souhaitent se marier sans un planning familial🙄🤦🏽‍♀️

        • Bien sur Madame Flore, la connaissance en la matière est très important pour éviter les grossesses indésirable. Nous continuerons toujours a sensibilisé au travers notre support pour en savoir plus

  2. Comment faire pour espacé les accouchement ?
    et qu’elle sont le méthode à faire pour espacé l accouchement ?
    En cas d allaitement qu’elle sont les méthodes a prendre si le couple veulent passé un acte sexuelle où s’ accouplé?

    • bonjour, nous avons soumis vos préoccupations au service de la planification familiale, des que nous aurons la suite , je vous le communiquerai

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