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Politique

La parité livre sa conception de la parité selon le Professeur Oscar Nsaman O’lutu

La parité en République Démocratique du Congo reste toujours un sujet de lutte entre les femmes dans les différentes institutions. Moins des femmes se démarquent. Que ça soit dans la politique, ou encore, dans d’autres domaines de la vie courante, elles sont effacées, phagocytées par l’omniprésence des hommes jouant les premiers rôles. Le professeur N’saman livre son point de vue dans Femme d’Afrique Magazine.

Femme d’Afrique Magazine : Comment appréciez-vous l’évolution de la femme en République Démocratique du Congo ?

Prof Oscar Nsaman O’lutu : Quelle que soit la situation, j’ai une habitude qui est de toujours voir les choses d’une façon positive. Quand nous parlons de l’avis à émettre sur le problème de la parité, il peut être, soit une évaluation, soit un suivi, soit le constat d’un résultat.

FAM : Le quota de 30% de représentativité des femmes dans les institutions est-il respecté ?

ONO : Quand vous dites que la constitution a prévu 30%, il s’agit, en fait, d’une vision mais quel en est le résultat aujourd’hui ? Le résultat est qu’au Parlement, du moins au cours du mandat passé, il y avait plus au moins 8% des femmes. Alors, s’il y a une évaluation à faire, on peut dire qu’il n’y a pas eu parité parce qu’il y avait 8% des femmes, ce qui parait insignifiant. La parité doit être plus dans la participation des systèmes de prises de décision que dans le comptage numérique. La femme doit être capable d’influencer son milieu et cette influence n’a rien avoir avec la quantité et le nombres des femmes dans les institutions, car on peut bien avoir une centaine de femmes qui n’apportent rien

FAM : Pour quel type de parité vous vous battez ?  

ONO  ; Si je parle de l’évaluation par rapport a la parité, j’aimerai une parité progressive. Ce qui revient à dire qu’on ne fixe pas les objectifs mais on attend plus les résultats en tenant compte de la compétence des femmes. Celles-ci doivent mériter de leurs fonctions et occuper des postes décisionnels. Je suis contre de ce qu’on appelle la « discrimination positive qui signifie faire le remplissage pour équilibrer. En misant sur la compétence, chaque femme tentera de se surpasser pour se mettre à niveau à l’instar de mon épouse madame Onsin Nsaman Angèle, professeur associé à l’Institut National du Bâtiment et des travaux Publics et à l’université de CEPROMAD. Elle compte plusieurs opuscules et articles scientifiques publiés dans la Revue CAPM. Chercheur en Management et leadership, elle est membre de plusieurs organisations savantes dont le Réseau Université des chercheurs sur le Genre (RUCG) et Éduquer et Domestiquer les gens, Zébré et Opérationnalisé » (EDZO en sigle)  

FAM : La parité a donc tout son sens en RDC ?

ONO  : Je dirai oui à la parité dans notre pays, oui dans le contexte où il y’a progression et où certaines femmes se font élire sans faire intervenir l’élément de discrimination positive. S’il y a d’autres femmes susceptibles d’apporter encore un élément intellectuel de ce genre-là, elles devront être coptées dans le groupe de celles qui méritent et qui peuvent aller vers la tendance d’atteindre l’objectif poursuivi.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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