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Société

Maman bipupula, un métier bien congolais

Jacky Malonga est mère de trois enfants. Elle utilise un tamis pour récupérer les restes de maïs ou de manioc au marché de Matete. Communément appelé “Maman BIPUPULA”, cette activité lui permet de scolariser ses enfants.

Partager un sac de manioc, de maïs ou de farine en plusieurs parts après l’achat est loin d’être évident. C’est là qu’interviennent les “mamans Bipupula”, spécialisées dans la répartition en parts égales de ces produits qui font partie de la base alimentaire en république démocratique du Congo.

“Ça fait plus de quatre ans que je fréquente le marché de Matete. Mon mari ne travaille plus. Avec cette activité, je peux subvenir aux besoins de ma famille”, confie-t-elle.

Comme rétribution, les mamans bipupula récupèrent les résidus tombés pendant le partage. Ces restes sont vendus notamment aux éleveurs de porcs.

Pour attirer de la clientèle, la maman Bipupula dans un environnement plein de poussière doit crier pendant toute la journée afin d’attirer l’attention des personnes intéressées par ses services.

A la fin de la journée, la femme qui a bien travaillé peut se retrouver avec un seau de résidus.

Ce métier est loin d’être facile. Pour trouver des clients il faut crier et beaucoup travailler pour espérer atteindre 3 à 4 seaux de résidus en une journée.”

Jacky Malonga
L'auteur

Journaliste-blogueuse depuis 2017 Intéressée par les questions liées à la Femme- la Santé et la Société

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