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La gestion des écosystèmes et de la biodiversité au centre d’un atelier régional conjoint à Kinshasa

Il s’est ouvert ce mercredi 26 mai 2021 au cercle français de Kinshasa dans la commune de la Gombe, l’Atelier Régional Conjoint des Consortia Agence Gabonaise d’Etude et d’Observation Spatiale (AGEOS) et Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha (CICOS) sous l’égide de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC). Cet atelier régional est l’occasion pour les deux institutions et leurs partenaires d’échanger et de partager des informations et leurs expériences respectives sur les services et produits fournis et /ou en cours d’élaboration relativement à leurs différentes thématiques. Il s’agit également de prendre connaissance des attentes de la CEEAC en rapport avec sa politique régionale sur les ressources naturelles, en vue d’une meilleure capitalisation des résultats issus de ces actions thématiques. 

Pour une gestion saine des ressources naturelles et ressources en eau basée sur des informations fiables et des indicateurs précis à travers l’utilisation des données spatiales pour une Afrique Centrale prospère et sécurisée, tel est, en liminaire, l’objectif que se fixe cet atelier.  Ce forum regroupe une soixantaine de participants membres de la CEEAC, de la CICOS, de l’AGEOS ainsi que les représentants de l’U.A et de l’U.E.

Prenant la parole à ces assises, Monsieur Georges GULEMVUGA, directeur de ressources en eau de la CICOS, a fait savoir qu’il se fait urgent et crucial d’aborder les questions de l’heure liées à l’environnement dans la région de l’Afrique Centrale. «  Les ressources en eau du bassin constituent des enjeux fondamentaux pour le fonctionnement des écosystèmes et la biodiversité [forets inondées de la cuvette centrale du Congo, zones humides, etc.] qui constituent  le deuxième puits de carbone mondial après l’Amazonie », a-t-il déclaré.

Conscients de ces enjeux, les chefs d’Etat du Cameroun, de la Centrafrique et de la République Démocratique du Congo ont créé la commission Internationale du bassin Congo-Oubangui-Sangha  afin de promouvoir  le secteur des transports  par voies d’eau intérieures. Le Gabon et l’Angola ont rejoint la CICOS respectivement en 2011 et 2015.

Cet atelier, a-t-il ajouté, « nous offre l’opportunité de présenter le niveau d’avancement du projet et se trouve être l’occasion d’échanger sur les voies et moyens d’atteindre les objectifs assignés tout en impliquant davantage les différentes institutions partenaires et autres acteurs dans la mise en œuvre  du projet. Et d’ajouter que ce dernier développe des services tels que le suivi des ressources en eau, avec un accent particulier sur l’évolution des hauteurs d’eau pour la navigation fluviale, le suivi du bilan hydrologique des sous bassins de la région Afrique centrale, le suivi  des zones inondées sous forets de la cuvette centrale.

Et pour ce faire, il a recommandé entre autres, le recours aux technologies innovantes, le suivi des ressources naturelles du bassin du Congo, le recours aux technologies innovantes capables de couvrir ses immenses étendues et permettre ainsi la connaissance de leur évolution.

Le présent  projet s’aligne donc sur les infrastructures d’accès aux données et d’accès à l’information, les services et les Applications opérationnels appuyant  le secteur de la gestion de l’eau et des ressources naturelles, les capacités humaines sur l’observation de la Terre à travers des formations au niveau continental, régional et national, souligne  le Directeur en ressources  en eau.

« Il est grand temps que nos politiques considèrent réellement les sciences de l’espace  comme un facteur réel de développement économique et de sécurité pour nos pays.  C’est pourquoi nous voulons compter sur la CEEAC pour amplifier nos voix auprès des décideurs et gouvernements de nos pays respectifs afin que les sciences d’observation de la Terre deviennent une priorité réelle dans l’agenda de nos gouvernements », a pour sa part interpellé Mr Aboubakar  MAMBIMBA NDJOUNGUI, Coordonnateur du Consortium AGEOS dans sa prise de parole.

Allant sur la même perspective, le DR Tidiane Outtara, expert en Sciences de l’Espace et coordinateur du programme GMES et Afrique, Division des sciences et de la technologie, Département des Ressources Humaines, des sciences et de la Technologie, commission de l’Union Africain, a indiqué que « les ressources naturelles sont à exploiter pour le développement économique de la Région et non un engin politique qui n’engage pas le pays mais il s’agit d’un engin technique et aussi une responsabilité commune ». De son côté, le Docteur Nikam Theodore, ambassadeur Représentant et chef du Bureau de la CEEAC en RDC a, dans son allocution, mis un accent sur les infrastructures technologiques.

Un atelier se veut donc une belle opportunité, a reconnu John Manluke, le Représentant de Mme la Vice-Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, pour autant qu’il vise à améliorer les conditions socio-économiques de la population par le biais  de la sécurité alimentaire, l’amélioration de la gestion de l’environnement  et des ressources naturelles, la préparation face aux catastrophes et la réduction des risques.

« Il est plus qu’urgent  que notre  sous –région intègre les technologies innovantes d’Observation de la Terre. Nul n’est censé ignorer les immenses ressources  en eau de la région Afrique Centrale offrant  ainsi  un  potentiel sans énormes des voies navigables qui intègrent l’ensemble de la région et autre ressources naturelles dont la gestion exige le recours aux technologies satellitaires », a-t-il conclu.

La deuxième journée s’annonce riche en termes de débats et d’échanges fluctueux. Il sied de relever que ces assises ont débuté ce 26 mai pour se clôturer le 28 mai 2021.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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