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La gestion de l’éruption volcanique du Nyiragongo au menu de la cinquième réunion du Conseil des ministres

De l’éruption volcanique qui s’est déclenchée le 22 mai dernier à Nyirangongo, dans la province du Nord-Kivu, il en a été abondamment question lors de la cinquième réunion du Conseil des ministres qu’avait présidé par visioconférence, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il s’est agi de faire le point de la situation et, surtout, de réfléchir sur les alternatives à privilégier dans la quête d’une meilleure prise en charge de la situation humanitaire. L’exhortation du Chef de l’Etat demandant au gouvernement, dans sa communication, de poursuivre sans relâche les efforts pour préserver la sécurité et le bien-être de la population sur les différents lieux d’accueil est tombée à point nommé.

A cela s’ajoute la recommandation faite au Gouvernement « de créer un véritable service public de protection civile et de prévention des catastrophes pour permettre à la République d’avoir le cadre approprié lui permettant de prendre des précautions en amont et d’orienter ses interventions sur le terrain ». Ce qui est sûr, c’est que nonobstant les premiers secours ainsi que les premières actions posées par l’Exécutif national depuis la survenance de la catastrophe par le truchement de la délégation ministérielle qui s’est rendue à Goma il y a peu, le spectre du danger plane toujours sur le Chef-lieu du Nord-Kivu.    

Cependant, vu les risques qui pèsent notamment sur le lac Kivu, instruction avait été donnée au Ministre des Hydrocarbures de tout mettre en œuvre pour entrer en contact avec l’opérateur devant entamer les travaux de dégazage du lac Kivu et du Golfe de Kabuno. « Nyiragongo poursuit son élargissement après le drainage partiel du lac de lave et, par conséquent, l’hypothèse d’une nouvelle éruption à terre ou sous le lac n’est pas encore totalement écartée », a indiqué le ministre de la communication et médias et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, dans son compte-rendu.

Dans le même ordre d’idées, il a été décidé d’activer le Plan de contingence, mais aussi, de procéder à l’évacuation provisoire des habitants des quartiers faisant partie de la zone rouge de la coulée de lave. Ceci, à en croire le Premier Ministre Sama Lukonde, est un impératif auquel le gouvernement ne peut déroger dès lors qu’il s’agit de sauver des vies humaines. C’est ainsi que conjointement avec les autorités locales, il a décidé d’évacuer la population vers les zones qui ne sont pas exposées.

D’autres décisions prises au cours de ce Conseil ont concerné l’enterrement des victimes que le gouvernement veut digne, l’ouverture du tronçon routier Goma-Rutshuru pour permettre d’assurer l’approvisionnement en denrées alimentaires et le déplacement des habitants vivant dans la zone rouge, sans oublier la réhabilitation du site de Bushara de la Regideso endommagé par la lave.  

Enfin, le Premier Ministre a réitéré l’engagement du Gouvernement de continuer à suivre, avec les autorités provinciales et les experts de l’Observatoire Volcanologique de Goma, l’évolution du comportement du volcan.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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