FDA Magazine
Your Ads here – Top bar
Métiers

La Chikwangue, une obsession pour Mafuta Joséphine

La Chikwangue, communément appelée “Kwanga”, est l’un des aliments les plus consommés dans les ménages de Kinshasa et de certaines régions du pays. Elle accompagne les sauces, la viande ou encore le poisson.

Fabriquer la Chikwangue est une activité presqu’exclusivement réservée aux femmes.  Pour la préparer, elles recourent à la farine de manioc après l’avoir bouilli ou trempé les tubercules dans l’eau. Elles malaxent le tout à la main, tamisent puis retirent les fibres à l’aide d’un couteau.  La pâte ainsi obtenue est contenue pendant deux jours dans un sac. Vient ensuite l’étape de la cuisson vapeur qui dure pendant deux heures. La Chikwangue prend alors une forme de boudins et est enveloppée dans quatre feuilles de bananier pour donner du goût.

La Chikwangue se conserve pendant plusieurs jours. Sa longue conservation permet de l’exporter notamment vers l’Europe.« Nourrir des milliers de congolais en fabriquant la Chikwangue est une source de fierté », souligne Mafuta Joséphine, l’une de nombreuses femmes spécialisées dans la fabrique de ce produit.

Elle revendique vingt-cinq ans d’expériences. Après le décès de son conjoint, cette activité lui permet notamment de scolariser ses enfants, de payer son loyer et d’épargner. Sa survie en dépend énormément.

Avatar
L'auteur

Votre avis sur cet article