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Kasaï Central :Journée internationale des droits de l’enfant, Alexandre Tshiama Mamba à l’assaut de la ville de Kananga

Le centre culturel de la jeunesse centre kasaienne (CCJCK), une association sans but lucratif basée à Kananga, a célébré avec faste la journée internationale des droits de l’enfant, le samedi 20 novembre 2021.

Conduit par sa coordonnatrice, le Staff de cette structure a communié avec les apprenants des écoles primaires Dipa et Butumbi, au quartier Plateau, dans la commune de Kananga. C’était au cours d’une campagne de vulgarisation de la convention relative aux droits de l’enfant (CDE) à laquelle est signataire la RDC.
La situation de l’enfant centre-kasaïen est inquiétante à l’instar de celle de tous ceux de la République démocratique du Congo qui reste marquée par des multiples atteintes à leurs droits.
Cette situation interpelle Me Alexandre Tshiama Mamba qui estime que les différents instruments juridiques de portée nationale qu’internationale adoptés devraient mettre fin à ces multiples violations des droits de l’enfant.

« Au niveau international, nous pouvons mentionner la Convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989. Au niveau régional, particulièrement en Afrique, la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant a été également adoptée le 11 juillet 1990. Au niveau national, en dehors de la ratification de plusieurs instruments juridiques en lien avec la protection des droits de l’enfant, la République démocratique du Congo a adopté, le 10 janvier 2009, la loi portant protection de l’enfant »

En effet, la coordinatrice du CCJCK souligne qu’en dépit du renforcement du cadre normatif congolais, la situation de nombreux enfants reste dominée par des multiples violations de leurs droits. Elle en veut pour preuve, les textes juridiques visant la protection de l’enfant qui ne sont pas appliqués. Voilà pourquoi le respect de ces textes permettra d’assurer l’avenir de l’enfant, en ce sens que si on respecte les droits de l’enfant et que l’enfant est socialement protégé, il ne se rendra pas coupable des manquements pouvant l’exposé aux poursuites judiciaires et ne sera pas non plus victimes d’infractions », a-t-elle martelé face aux écoliers.

Et d’ajouter que « …la responsabilité d’assurer le respect des droits de l’enfant incombe à l’Etat et à la famille. Ainsi, l’État a l’obligation de prendre des mesures législatives et administratives afin d’assurer et favoriser la mise en œuvre des droits de l’enfant. L’État doit aussi intervenir à titre supplétif pour soutenir les parents qui sont incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants. Mais l’État ne pourra mener à bien sa mission que si les parents sont mis à contribution ».

Voyant l’ampleur de la situation, Tshiama Mamba affirme que le respect des droits de l’enfant est non seulement une obligation, mais aussi et surtout une nécessité puisque une nation qui bafoue la dignité de ses enfants est une nation sans avenir. « 
En assurer une croissance saine, c’est garantir la survie et la prospérité de toute une communauté que l’enfant aura à gérer demain. Ainsi, le respect des droits de l’enfant ne sera assuré que si chacun accepte de participer à bâtir un monde dans lequel tous les enfants, filles et garçons, auront une enfance heureuse, un monde dans lequel ils seront aimés, respectés et chéris; un monde dans lequel leur sécurité et leur bien-être revêtiront la plus haute importance et où ils pourront s’épanouir, en bonne santé, dans la paix et dans la dignité. De cette façon, l’enfant sera protégé non seulement par la loi mais aussi et surtout par toute la communauté et l’avenir du Congo sera rassuré » a-t-elle laissé entendre au cours des exposés développés en bilengue ( français et Tshiluba) par les membres du Centre Culturel de la Jeunesse Kasaienne en sigle C.C.J.K devant les élèves du groupe scolaire DIPA et l’E.P BUTULBI.
Ils ont tout à tour insisté sur le fait que l’enfant n ‘a pas seulement des droits, mais il a des devoirs, ‘qu il doit accomplir dans la société.

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