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Entrepreneuriat

Jeanne Luto : « Pas facile d’élever des enfants en étant vendeuse de beignets »

Vendeuse de beignets et d’eau pure dans la commune de Lemba, à Kinshasa, Mme Jeanne Luto se débat matin, midi et soir en vue de procurer à manger à sa petite famille et scolariser ses enfants. Elle se confie à Femme d’Afrique Magazine pour évoquer ses heures d’occupation.

Pourriez-vous présenter à nos lecteurs ?

Je suis Jeanne Luto, vendeuse de beignets et d’eau dans la commune de Lemba, à Kinshasa.  Je suis mariée et mère de quatre enfants.

Cela fait déjà combien de temps que vous vendez des beignets et de l’eau ?

Ça fait déjà 6 ans que je suis vendeuse des beignets pour parvenir à bien tenir ma maison. Les circonstances de la vie ne m’ont pas facilité la tâche. Mon mari ne travaille pas. Il fait quelques coups dans le transport mais pas tous les jours. Une situation très difficile pour la famille et je me suis sentie obligée de faire quelques choses pour nourrir et scolariser mes enfants.

À l’époque, je venais de tomber enceinte de mon premier enfant. Rejetée par ma famille à cause de cela, je ne savais quoi faire. Je suis allée habiter chez mon mari. Et cette triste situation m’attendait et je devais vraiment faire quelque chose.

Avez-vous combien d’enfants

J’ai quatre enfants. Deux d’entre eux étudient, vue notre situation.

Vous retrouvez-vous entre temps ?

Un petit peu. Je me lève tôt vers 5 heures, et tous les jours pour préparer mes beignets et chercher de l’eau pour les écouler. Pas facile en tout cas mais c’est ça la vie que nous avons choisie. Je commence à 5 heures pour terminer à 17 heures. Une vie de stress.

Votre mot de la fin ?

Je suis très heureuse et je remercie Femme d’Afrique Magazine pour cette opportunité. Je ne peux dévoiler mon vissage mais j’ai parlé avec mon cœur. Mon souhait est de devenir une grande dame si on me donne un peu d’argent. Je peux commencer à effectuer des voyages Kin-Lufu pour ajouter quelques choses à la maison. J’ai vraiment peur que le feu que j’utilise tous les jours ne me détruise peu à peu.

Merci beaucoup Femme d’Afrique Magazine.

 

L'auteur

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