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Culture

Jean François Armenian : « La femme africaine est le berceau de l’Afrique »

L’Afrique a une histoire, et cette histoire est liée à la femme. Cette révélation a été faite par le fondateur de la fondation Formafrique, monsieur Jean François Armenian. C’était au cours d’un exposé en marge de la journée internationale de la femme africain qui s’est tenue dernièrement à Kinshasa. « Commençons par la connaissance du passé des femmes en Afrique. Je vous rappelle que la femme africaine est le berceau de l’humanité. Plusieurs historiens, sociologues et philosophes ont étudié la société depuis sa création. Ils sont de ce fait unanimes que c’était un système matriarcat. Ils ont constaté que la femme était l’élément-phare de la société et du foyer familial. C’est elle qui recevait la dot et qui gérait les biens familiaux. C’est aussi par elle que se transmettait l’héritage. Ce fut le cas de Nenzima, reine des Mangbetu en République Démocratique du Congo, au début du 20eme siècle. Elle était la personne la plus puissante à la Cour », a déclaré le président fondateur de la Fondation Formafrique.

La femme donne la vie, elle donne les seins maternels à son bébé et prépare la nourriture pour ses enfants et son mari, ce qui lui a donné ce statut matriarcat. Car la valeur en Afrique, se donne par le caractère et les fonctions biologiques et non par la force. Ce matriarcat en Afrique, n’est pas un triomphe absolu et cynique de la femme sur l’homme. C’est, en fait, un dualisme harmonieux, une association acceptée par les deux sexes pour mieux bâtir une société où chacun s’épanouit pleinement.

Pour rappel, dans les sociétés anciennes, le roi ou la reine gouvernait avec une assemblée composée uniquement d’hommes et une autre composée exclusivement de femmes. C’était un système « bicaméral » reparti en fonction des sexes. Les deux sexes jouissaient d’un nombre et des pouvoir égaux et validaient ou pas les mesures, les textes, les lois, les arrêtés, les ordonnances etc. Ce qui permettait aux femmes de peser dans la promotion de leurs intérêts et sur les grands sujets de la société. Il sied de signaler ici, que la fondation Calixte Munana organise des rencontres à cet effet.

Depuis des millénaires, les sociétés africaines ont trop souvent vu leurs cultures méprisées par des opinions qui ne prennent pas ou mieux ne veulent pas prendre le temps de les comprendre en les restituant dans leur contexte original. C’est à partir de l’arrivée des indo-européens et des peuples sémitiques à environ 2000 ans avant Jésus Christ que le patriarcat est apparu. Celui-ci donnait à l‘homme son pouvoir

uniquement axé sur la force guerrière et les massacres lors des invasions.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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