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Interview

Gisèle Wengela prône l’égalité de chance entre l’homme et la femme

Le monde entier  a  célébré  ce lundi 8 mars 2021, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la Covid-19 », tel est le thème retenu pour cette année. 

En cette journée commémorative, quelques femmes congolaises se sont exprimées. C’est le cas de Gisèle Wengela Impengo, Coordinatrice provinciale  de l’Union Congolaise des femmes des médias à l’Equateur et Journaliste à la Radio communautaire Mwana dans la ville de Mbandaka, Chef-lieu de la province de l’Equateur. Selon cette Journaliste, l’article 14 de la constitution congolaise martèle sur l’égalité de chance entre l’homme et la femme, mais malheureusement, il y a une toute autre réalité sur terrain.

« Nous constatons que l’homme a une considération forte professionnelle que la femme, surtout lorsqu’il s’agit d’une offre d’emploi. Ceci pour dire que cette égalité prônée dans cet article n’est pas mise en  application », a-t-elle déploré. Et de poursuivre : « Je pense que cela est devenu comme un slogan. On chante jour et nuit 50-50, mais nous les femmes, ne constatons pas cela dans la pratique. C’est l’une des difficultés qui bloque la femme pour avancer et s’épanouir ».

Dans la même ligne droite, la Coordinatrice provinciale d’UCOFEM /Mbandaka a saisi cette occasion pour sensibiliser les femmes congolaises de rester toujours debout pour qu’ensemble, main dans la main, elles parviennent à éradiquer ce fléau qui vise à limiter le leadership féminin.

La coordonnatrice de l’UCOFEM a, par ailleurs, exhorté les femmes et les jeunes filles à travailler afin de poursuivre le chemin d’apprentissage. « La covid-19 n’est pas un obstacle mais c’est une pandémie à laquelle nous pouvons riposter », a-t-elle souligné.

Pour elle, la meilleure façon pour les femmes de se battre pour chercher cette égalité c’est d’être compétitives et montrer de quoi elles sont capables devant les hommes. « Sous d’autres cieux, comme au Rwanda, 60 % de postes sont occupés par les femmes grâce à leur compétence », a laissé entendre Gisèle Wengela.

Hornela Mumbela
L'auteur

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