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Métiers

Gina Futila : « Etre une vendeuse ambulante n’est pas facile »

Vendeuse ambulante des fruits, Madame Gina Futila, se bat pour nourrir sa famille au quotidien et scolariser ses six enfants. Dans une interview accordée à Femme d’Afrique, elle livre les détails de son parcours.

Femme d’Afrique Magazine : Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Gina Futila : Je suis Gina Futila, vendeuse ambulante des fruits, mère de six enfants.

Depuis combien de temps vous vendez vos fruits ?

Depuis 1998, je suis vendeuse ambulante. Les circonstances de la vie m’ont poussé à exercer ce commerce. Mon mari ne travaille plus et je me suis sentie obligée de faire quelque chose. A l’époque, je venais d’accoucher mon premier enfant, et il n’y avait pas vraiment quelque chose pour le nourrir. À ce stade, j’ai croisé des amies qui m’ont coaché et, petit à petit, je suis devenue une habituée.

Avez-vous combien d’enfants ?

J’ai six enfants, malheureusement je ne peux que scolariser trois. Et les trois autres restent à la maison, parce que ce que je gagne ne permet pas de les scolariser tous. J’ai une en secondaire, et les deux autres en primaire.

Votre métier est-il rémunérateur ?

Oui, je gagne pas mal ma vie. Ma journée commence à 5 h du matin. Je me dirige vers Matadi-Kibala pour acheter ma marchandise. Et je vends mes produits vers le centre-ville aux alentours de 9 heures jusqu’à 17 heures.

Un mot de fin…

Je remercie femme d’Afrique magazine pour cette opportunité. Mon souhait est de devenir un grand fournisseur des fruits dans les différents supers marchés de la place. Être une vendeuse ambulante n’est pas facile mais si j’ai un capital de 200 dollars, je peux me trouver un étalage au marché pour mieux vendre.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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