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Politique

Faible implication des congolaises dans la gestion de la res publica

La problématique de la représentativité de la femme aux postes de prise de décision reste un défi à relever. Selon le rapport publié en janvier 2020 par l’Union Interparlementaire, une organisation mondiale des parlements nationaux, la RDC est classée à la 104è place sur 182 pays avec 18% de femmes au gouvernement et la 150è place sur 189, avec 12% des femmes à l’Assemblée Nationale et 20% au Sénat. 

Le même rapport révèle que parmi les mandataires publics, le taux des femmes est de 8%, 12 % de femmes parmi les secrétaires généraux de l’administration publique, et moins de 10% dans les services de sécurité (armée, police et justice). 

De ce fait, JDH RDC en collaboration avec l’Union Congolaise des Femmes des Medias ont organisé récemment au salon Kasaï de l’Hôtel PULLMAN un déjeuner d’échanges entre les parlementaires, les membres des Organisations de la Société Civile et les responsable des médias autour de la problématique d’accès équitable des hommes et des femmes aux postes de responsabilité conformément à l’article 14 de la Constitution de la RDC et ce, dans l’objectif d’améliorer la compréhension des droits humains en général et particulièrement ceux des femmes et des filles en RDC.

Cet objectif vise à engager les membres des communautés au respect de ces droits et dans la lutte contre l’impunité de toutes les violations des droits des Femmes et des jeunes-filles. Pour Mme Lucie Nguzi, coordinatrice du projet « Canada monde, la voix des femmes et des filles », une Ong canadienne qui milite pour la promotion des droits des femmes et des jeunes filles, sa structure vise à leur donner la voix ainsi qu’aux journalistes.

Pour l’honorable Juvénal Munobo, il y a encore des travaux à faire parce qu’il existe des instruments juridiques qu’il faut ratifier. Tout le monde est d’accord qu’il faille vulgariser les lois et sensibiliser les acteurs  politiques et les responsables des partis politiques à aligner des femmes lors des compétitions électorales.  Une autre recommandation a consisté en la création d’un cadre informel entre parlementaires et acteurs de la société civile pour un meilleur décryptage des questions qui concernent les femmes ainsi que les lois à revisiter.

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L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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