FDA Magazine
Politique

Entreprises publiques : les mauvais gestionnaires dans le collimateur

La République démocratique du Congo et le Fond monétaire internationale (FMI) se sont mis d’accord sur le contenu d’un Programme de trois ans. Sa validation par la Direction et le Conseil d’Administration du FMI donnerait accès à d’autres financements provenant d’autres bailleurs bilatéraux et multilatéraux. Cette information a été rappelée aux membres du gouvernement par le Chef de l‘Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, lors de la huitième réunion du Conseil des ministres qu’il a présidé par visioconférence le 18 juin 2021 à partir de Bunia en province d’Ituri où il se trouve présentement.

Dans sa communication ayant porté sur six points, le Chef de l’Etat est longuement revenu sur sa tournée effectuée dans l’Est de la RDC, à en croire le compte-rendu fait par le Ministre de la Communication et Médias, et Porte-Parole du Gouvernement, Patrick Muyaya. Le Garant de la nation en a expliqué la portée et les motivations aux membres du gouvernement, indiquant qu’il s’est agi d’une mission à la fois humanitaire et sécuritaire. Plusieurs faits ont émaillé cette itinérance présidentielle. L’on citera, entre autres, la visite du site touché par l’éruption en territoire de Nyiragongo sur la Route Nationale N°2 (tronçon Goma-Rutshuru) ainsi que l’inauguration d’un hôpital mobile pour apporter une assistance médicale à ceux qui en ont besoin. Le Président de la République a également épinglé le lancement des travaux des axes routiers Kasindi-Beni, Béni-Butembo et Bunagana-Rutshuru-Goma, soit 223 kilomètres.

L’autre point de la communication présidentielle au Conseil a porté sur la numérisation intégrée de la gestion des finances publiques et d’autres secteurs stratégiques. A ce sujet, le Chef de l‘Etat a révélé, sur base du rapport lui transmis par l’Inspection Générale des Finances, l‘existence des graves constats de mauvaise gestion de certaines entreprises et établissements publics du portefeuille de l’Etat. En effet, a-t-il soutenu, les conclusions définitives tirées des contrôles effectués suivant une procédure contradictoire et transmises aux responsables des structures contrôlées par l’Inspection Générale des Finances (IGF) font état de nombreux faits de mégestion dans le chef des gestionnaires des entreprises publiques.

Aussi, pour éviter l’aggravation de cette situation désastreuse, le Président de la République a demandé aux Ministres sectoriels concernés de prendre les mesures conservatoires nécessaires de nature à mettre hors d’état de nuire les auteurs de cette mauvaise gouvernance, a rapporté le ministre de la communication et médias dans son compte-rendu.

Dans sa note d’information, le Premier ministre est, pour sa part, revenu sur la nécessité de renforcement des mesures barrières face à la survenue de la troisième vague de Covid-19. A ce sujet, un train des mesures a été pris, après concertation avec tous les membres du Comité multisectoriel de la riposte à la Covid-19. L’on citera, entre autres, l’interdiction de la vente sur la voie publique, les vendeurs étant obligés de gagner l’intérieur des marchés ; l’interdiction de tout rassemblement, réunion, célébration, de plus de 20 personnes sur les lieux publics ; l’obligation faite au voyageur de présenter, à la frontière, pour tout accès au territoire national, une attestation médicale du test COVID-19 PCR COVID-19 négatif réalisé moins de 72 heures dans le pays d’origine ou de provenance ; l’interdiction des veillées mortuaires dans les funérariums et ou à domicile etc.

Le Conseil des Ministres a adopté lesdites mesures et a chargé les ministres sectoriels ainsi que les Gouverneurs des Provinces de leur application.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

2 Commentaires

Votre avis sur cet article