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Covid 19, mythe ou réalité en RDC ? Un survivant partage son expérience

Déclarée depuis le 10 mars 2020 sur le territoire national, la pandémie à Covid-19 qui a secoué le monde entier, a fait trois (3) vagues en République démocratique du Congo, touchant ainsi toutes les 26 provinces de ce grand pays de l’Afrique centrale.

En RDC, comme partout ailleurs en Afrique centrale, la population a eu du mal à accepter cette réalité ou encore à faire confiance en ses dirigeants, tout en prenant en considération les précautions ou les mesures barrières mises en place afin de barrer la route à ce fléau.

Des messages révoltants, criant au boycott de l’assertion « Covid-19 » en Afrique et faisant croire à un arrangement entre les chefs d’État et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) remplissaient la toile et faisaient vibrer les réseaux sociaux.

Cependant, dans le pays de Félix Tshisekedi, la 3e vague qui a débuté autour de la 2e quinzaine du mois de mai 2021, a été très virulente avec la circulation du variant Delta, au point de causer une énorme pression hospitalière, allant jusqu’à saturer les centres de traitement Covid (CTCO).

Et même le célèbre virologue du pays, le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, président du comité multisectoriel de riposte, a alerté la population sur la  possibilité d’une 4e vague de la maladie à craindre entre octobre et novembre de l’année en cours et a par la même occasion invité les Congolais à l’option de la vaccination et au respect des mesures barrières afin d’endiguer un possible soulèvement de cette pandémie.

Par ailleurs, tel que stipule un vieux dicton, «  les conséquences corrigent mieux que les conseils », un rescapé contacté par femmedafriquemagazine.net relate son expérience de mort imminente.

Alors que le gouvernement criait au respect des mesures barrières qui sont, entre autres, la distanciation, le port du masque et le lavage des mains, de mon coté, personnellement, je ne me considérais pas dans ces restrictions, non pas seulement moi, mais aussi mon entourage.

Je suis un jeune homme marié, père d’un garçon et travaillant dans une société de la place dans la capitale congolaise. Je n’avais jamais cru en l’existence de la Covid dans mon pays et, généralement, dans tout le continent africain jusqu’à ce que je sois atteint.

Les statistiques évoquées en termes des personnes infectées et de l’évolution de la maladie étaient pour moi fantaisistes, car, disais-je, le mode de vie africain ainsi que le climat ne permettrait pas à un tel virus d’atteindre une propagation exponentielle. « Les Africains ont des anticorps résistant à la Covid », dit-on.

Arriva un jour où mon collègue de service fut testé « positif » à la maladie et l’employeur nous exigea tous un dépistage, alors que nous ne présentions aucun symptôme. Grande fut ma surprise de constater que j’avais déjà attrapé la maladie sans le savoir. Pris de panique, je me suis mis en quarantaine chez moi et ma famille me proposa un traitement traditionnel constitué des feuilles de mangues et autres. Cependant, grâce aux conseils et réconfort de mon jeune frère médecin, j’ai pu me soumettre aux traitements médicaux tels que recommandés par la clinique.

J’ai été admis à un traitement de deux semaines, composé d’azithromycine, zinc, vitamine c et de l’hydroxycloroquine que je devais prendre 3 fois par jour soit le matin, à midi et le soir.  Je me suis soumis à ce schéma thérapeutique indiqué par mon médecin et j’ai eu la vie sauve.

Ainsi, je peux dire aujourd’hui que la Covid-19 est une réalité et faisons nous tous vacciner pour prévenir la maladie. Mieux vaut prévenir que guérir.

cet article a été réalisé avec l’appui de l’union Européen International Partnerships@EUPartnerships

L'auteur

journaliste reporter depuis 2007

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