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Clôture de l’atelier sur le projet de gestion de l’eau et des ressources naturelles

L’Atelier Régional Conjoint en synergie d’actions en Afrique Centrale pour une gestion durable des ressources naturelles à travers les données d’observations de la terre organisé par l’Agence Gabonaise d’Etude et d’Observation Spatiale [AGEOS] et la Commission Internationale du Bassin Congo-Oubangui-Sangha [CICOS] , sous l’égide de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale [CEEAC] s’est clôturé le vendredi 28 mai 2021 à Kinshasa.    

Ces assises qui ont duré pendant trois jours étaient pour les institutions et leurs partenaires, l’occasion de mettre en place un projet sur la gestion en eau et des Ressources Naturelles dans la sous-région de la CEEAC. Ledit projet aura pour objectif global de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles en améliorant le processus de prise de décision par la mise en disposition d’informations supplémentaires pertinentes.

Nous avons beaucoup de ressources naturelles, a expliqué M. Georges Gulelemvuga, directeur de ressources en eau de la CICOS, dont les déclarations ne font toutefois pas l’objet d’une étude de données fiables. « Souvent, c’est sur base de références de plusieurs années passées que nous avons l’habitude de s’appuyer. Le Réseau d’Observation a connu un déclin important », a-t-il précisé.

Et de marteler : « Nous sommes en train d’évoluer dans un contexte de changement climatique. Nous sommes appelés de connaitre qu’est-ce qui coule dans nos eaux en terme de quantité et de qualité. C’est l’occasion de saluer ce grand programme continental qui nous apporte des technologies innovantes d’observation de ressources naturelles de manière particulière, mais aussi, des outils ou des technologies satellitaires. Aujourd’hui avec le satellite, nous sommes capables de savoir ce qui se passe dans les ondes de la cuvette centrale. La CICOS  dans ces missions, a le mandat de coordonner le suivi de ces ressources ».

L’Afrique, a-t-il indiqué, est caractérisée par une abondance de toutes les  ressources naturelles qu’il nous faut connaitre. « Les ressources peuvent nous amener dans des conflits socio-politiques. C’est ainsi qu’il nous faut connaitre et bien savoir les gérer. Sur ce, nous avons besoin des données, des outils, la connaissance de ces ressources. Cet atelier était une occasion pour que le projet soit connu dans la sous-région. C’est aussi l’occasion de remercier tous les partenaires et les participants ainsi que tous ceux qui ont apporté leur savoir-faire pour que cet atelier soit tenu », a ajouté Georges Gulelemvuga.

Pour sa part, DR Tidiane Outtara, expert en sciences de l’espace et  coordonnateur du Programme GMES\Africa, division des Sciences et de la Technologie, département des Ressources humaines, des sciences et de la technologie de la commission de l’Union Africaine, a précisé que ce n’est pas tant d’argent qui compte mais plutôt le capital humain qu’il faut capitaliser.  

« Il faut former beaucoup des jeunes africains parce que cette science est relativement nouvelle en Afrique. GMES\Africa apporte l’esprit de service en offrant des données gratuites. Nous sommes heureux que tous les acteurs de l’Afrique centrale soient arrivés  à une conclusion. Il s’agit donc de travailler ensemble, de définir une priorité, de vouloir non seulement travailler ensemble mais surtout d’esquisser dans le grand axe de collaboration », a reconnu DR Tidiane Outtara.

A noter que le programme GEMS/Africa est une collaboration entre l’Europe et l’Afrique. Ce programme coute 30 millions d’Euro. 30 millions d’Euro, pour toute l’Afrique, c’est beaucoup mais c’est peu. L’intention du programme, c’est de servir ou d’être comme  une plateforme de lancement pour éveiller les consciences des décideurs locaux qui ne sont que des Etats membres.

Ce forum de trois jours ayant regroupé une soixantaine de participants membres de la CEEAC, de la CICOS, de l’AGEOS ainsi que les représentants de l’U.A  et de l’U.E, s’est soldé par des recommandations. La CEEAC a été instruite de superviser la mutualisation des compétences pour aboutir à la standardisation des produits de la sous-région, de faire le suivi et de la coordination du partage de données entre les différents acteurs de la sous-région.

Quant à la CICOS, il lui a été recommandé de renforcer le financement du volet formation, d’intégrer les unités d’enseignements et de recherche sur les applications spatiales dans les curricula académiques. Enfin, pour l’AGEOS, il lui a été conseillé d’élargir le Réseau des universités partenaires pour la formation des diplomates, de rendre disponible, dans le délai, les moyens pour la prise en charge effective des enseignants.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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