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Éducation

Célébration de la Journée mondiale de l’Afrique: EP Mosolo de la N’sele bénéficiaire du don des groupes des ambassadeurs africains

Chaque année en date du 25 mai, le monde entier célèbre la Journée mondiale de l’Afrique. Pour 2022, le thème retenu est: « Le renforcement de la résilience en matière de sécurité nutritionnelle et alimentaire sur le continent africain ». Les ambassadeurs africains accrédités en RDC, les organes des Nations unies en RDC et autres ont, pour cette année, choisi l’école conventionnée catholique du plateau Mosolo de la N’sele. Cet établissement scolaire a bénéficié du don de ces partenaires de la RDC. « Durant trois mois, 300 élèves de cette école profiteront de la cantine scolaire », a-t-on appris.


Au cours de son allocution, le représentant du Programme alimentaire mondial (PAM) en RDC, Peter Musoko, a indiqué que l’alimentation scolaire est un programme phare du président de la République Félix-Antoine Tshisekedi mais également de l’Union africaine et du Programme alimentaire mondial. En effet, a-t-il poursuivi, le président de la République à promulguer, depuis 2020, les mois des Finances qui inscrivent les cantines scolaires comme un appui important à la politique de la gratuité. Il a renchéri que le chef de l’État a favorablement répondu l’année dernière en tant que Président en exercice de l’Union africaine à l’appel du directeur exécutif du PAM pour participer avec d’autres dirigeants de pays au lancement de la coalition mondiale sur l’alimentation scolaire. « En ce faisant, il a réitéré la reconnaissance par l’Union africaine. Je cite: « l’impact positif des programmes d’alimentation scolaire fondés sur les produits locaux pour maintenir davantage les enfants à l’école et améliorer leur performance scolaire et pour stimuler la production de revenus et l’entrepreneuriat dans les collectivités locales », a-t-il rappelé. Peter Musoko a souligné que les nombreux documents de recherche montrent que les cantines scolaires contribuent à la continuité des politiques de nutrition communautaires en facilitant l’accès et le maintien des enfants à l’école pour des apprentissage de qualité et le développement du capital humain. Pour lui, l’approvisionnement pour la préparation des repas scolaires est fait à base des denrées alimentaires produits localement (peut-être même par les parents d’élèves), les cantines participent grandement à la résilience des communautés tout en contribuant à la réduction de la pauvreté. Avant de clore son propos, le représentant du PAM a souligné qu’il y aura des modèles de cantines qui seront autonomes et répondront ainsi aux attentes du gouvernement, des bailleurs et des partenaires techniques.

Quand un champ communautaire ou une entreprise agricole géré par les parents d’élèves ou d’autres acteurs ou actrices génèrent assez de revenus par la production et la vente des produits, ils pourront financer d’une manière autonome des cantines scolaires et participer même au frais de fonctionnement de l’école dans son ensemble. Ceci est loin d’être utopique parce que des modèles existent dans plusieurs pays et pourront être dupliqués ici dans cette école de N’sele à Kinshasa et à travers le pays. Avec un accompagnement de qualité, ce modèle innovant de financement des cantines pourra jouer un rôle moteur dans la résilience et le développement de l’entrepeneuriat communautaire au-delà même de l’école. Le PAM mène actuellement son appui à la mise en œuvre de la stratégie sectorielle de l’éducation et de la formation des modèles de cantines dans plusieurs provinces qui sont liées à des programmes de résilience. Par les achats des vivres produits localement, plusieurs millions de dollars sont injectés chaque année dans les communautés environnantes.

Le vice-doyen en charge du groupe des ambassadeurs africains, Rachid Agassim, ambassadrice du Maroc en RDC, a souligné que le groupe d’ambassadeurs africains a opté pour le pragmatique pour célébrer cette journée. « Notre action de ce jour s’imprègne de vraie valeur africaine celle de la solidarité et du partage de valeur qui nous permettent ensemble d’assumer un minimum de résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire en Afrique tel que décliné par le thème de l’année 2022. Notre action ne se limite pas à une journée mais s’étale tout au long de l’année et ce grâce aux efforts du groupe d’ambassadeurs africains mais également en contribuant à la générosité des sponsors qui ont rendu ses actions possibles notamment le gouvernement de la RDC, le PAM, la Rawbank, Ecobank, le groupe d’ambassadeurs africains et la Muffa de la N’sele », a-t-elle expliqué.

A son tour, le Directeur de l’école conventionnée catholique du plateau EP Mosolo, Eddi Kashala Tshibuyi, a salué cette visite. Il a également rappelé que cette institution scolaire fonctionne depuis 2005 et, jusqu’à présent, elle n’est pas prise encore par le Trésor public. « Raison pour laquelle malgré nos soins très attentifs, elle est toujours restée dans un état de délabrement très avancé. Ayant obtenu l’élargissement des structures et compte tenue de la population galopante dans son milieu d’implantation, il y a nécessité urgente de construire six autres salles de classe dans le terrain vide propriété de l’école actuellement consacrée aux travaux de jardinage. Mais, hélas, dans des bonnes infrastructures sans un personnel qualifié et suffisamment motivé, le rendement ne sera pas à la mesure de celui attendu par l’Etat congolais pour sa jeunesse, espoir de demain », a-t-il indiqué. Et d’ajouter: « il faut que les apprenants jouissent aussi d’une bonne alimentation. Pour participer à la sécurité alimentaire de notre communauté en vue d’atteindre un résultat scolaire, nous pensons à la création d’une cantine scolaire, à l’acquisition d’un espace pour les travaux de jardin scolaire, des champs et d’élevage et installations d’un point d’eau ».

Pour la vice-ministre de l’EPST, Aminata Namasia, a souligné que cet acte s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de l’engagement du gouvernement et sa volonté politique pour la mise en œuvre du Programme national d’alimentation scolaire durable afin de maintenir davantage les enfants à l’école, réduire le taux d’absentéisme et améliorer la performance. « Un ventre affamé n’a point d’oreilles », dit-on. C’est par cela que la mise en œuvre du Programme national d’alimentation scolaire demeure indispensable pour consolider et pérenniser la gratuité de l’enseignement primaire, champs de bataille du président de la République. « A cet effet, je lance un vibrant appel à tous les partenaires techniques et financiers à l’accompagner dans sa politique de mise en œuvre des cantines scolaires dans des écoles primaires du pays », a-t-elle invité.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, Fondatrice du Magazine Femme d'Afrique.

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