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Brigitte Walaka Yabigo : « l’auto prise en charge des épouses des militaires et policiers est mon cheval de bataille »

Présidente de l’Association des Femmes Entrepreneures pour le Développement Durable du Congo (AFEDC),  Mme Brigitte Walaka Yabogo, épouse de l’adjudant Bandemo Anga Moise et mère de trois enfants, restauratrice de fortune communément appelée « Maman Malewa, milite pour l’autonomisation des épouses des militaires et policières. Au cours d’une interview accordée à Femme d’Afrique Magazine, elle parle de ses activités et de son parcours.

Femme d’Afrique Magazine : D’où est venue l’idée de créér votre association ?

Brigitte Walaka : C’est une inspiration venant de Dieu. J’ai étudié dans une école catholique. Comme tout enfant, mes parents me donnaient l’argent pour ma collation. J’avais l’habitude d’économiser une partie et j’incitais aussi mes amies à économiser comme moi. J’avais déjà un groupe des filles avec moi qui suivaient à la lettre tout ce que je leur disais. Après un temps, mes amies et moi frequention les orphelinats, homes de vieillards et apportions notre soutien et aide aux démunis. En moi, j’avais déjà un Ong sans le savoir.

Au départ, je voulais juste créer une association des restauratrices de fortune (Maman Malewa) et cela a été faite mais je la faisais avec des femmes des civils et après j’ai associé celles des militaires. Nous faisions des cotisations chaque le 5 du mois et, avec cet argent, nous donnions à une de nôtres, soit pour commencer un business ou pour soutenir son business. L’argent emprunté était remis après trois mois sans intérêt à la caisse et cela se passait chaque mois. Nous faisions de l’auto prise en charge.

FDA: Avez-vous combien de membres dans votre ong ?

B.W : De nos jours, AFEDC compte près de 5000 femmes pour 32 camps de militaires et policiers. Nous avons créé des pools pour chaque camps et les Chefs de pools ramènent les rapports des activités ainsi que les cotisations des membres chaque 5 du mois lors de l’Assemblée générale. Sur base de ces cotisations que nous faisions, nous avons auto financé notre association. Nous assistions aussi les veuves des militaires et policiers.

FDA : Quels sont vos projets et ambitions ?

B.W: Nous avons premièrement  besoin de partenaires pour soutenir notre microfinance pour le développement des femmes. Avoir des partenariats des centres d’alphabétisation et des leaderships pour renforcer les capacités, ou mieux, le côté intellect de la femme, car il nous revient que la plupart des femmes des militaires et policiers sont analphabètes.

Un mot de la fin ?

Brigitte Walaka : Merci à Femme d’Afrique Magazine pour cette belle initiative de promouvoir les femmes ainsi que leurs activités. Nous lançons un appel  aux autorités de remettre au sein des différents camps des foyers, des centres de formations pour filles et garçons comme c’était auparavant. Aujourd’hui, par manque d’instructions, nos filles se livrent à la prostitution et nos garçons au banditisme.

L'auteur

Christelle Mpongo, Éditrice Général, fondatrice du magazine Femme d'Afrique.

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