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Beauté

Beauté : Fleurette d’Almeida Gbessovi : «  Le défrisage peut créer des cancers, des fibromes er des kystes »

Diplomate de formation, Fleurette d’Almeida Gbessovi est titulaire d’un DEA (Diplôme d’Etude Approfondi) en droit des enfants et d’un diplôme en sciences politiques et relations internationales. Ce qui lui a permis d’être recrutée en tant qu’agent permanent de l’Etat dans un ministère du Bénin. Mais sa passion pour la coiffure l’a rattrapé. Ce qui justifie sa démission dudit ministère pour devenir coiffeuse. Promotrice de la marque « Be Natural » et du concept « miss crépue Bénin », elle nous parle ici du phénomène « nappy », de sa passion et prodigue quelques conseils.

Femme d’Afrique : Bonjour madame. Parlez nous de votre marque « Be Natural »…

Fleurette d’Almeida Gbessovi : « Be Natural » est une marque cosmétique pour cheveux et peaux. Ce sont des produits que je fais moi-même à la main et qui sont beaucoup plus pour des cheveux crépus, même si j’en fabrique aussi pour les cheveux défrisés. Ce sont des recettes de ma grand-mère que j’ai amélioré avec les recherches sur internet et des formations.

Que pensez- vous du concept « nappy » en vogue en ce moment au Bénin ?

Je n’aime pas trop le mot « nappy » parce que certaines personnes se sentent stigmatisées avec cette appellation. Je préfère parler de cheveux crépus. Donc, le concept crépu existait depuis nos mamans mais il a disparu entre temps parce qu’il y avait beaucoup de produits chimiques qui sont venus substituer les produits bio pour les cheveux.

Qu’est ce qui, selon vous, explique aujourd’hui le retour du concept crépu ?

C’est du fait de la sensibilisation qui se fait de plus en plus de nos jours sur les effets néfastes des produits chimiques sur les médias. Donc, les gens prennent un peu plus conscience du danger des défrisants.

Quel mal y a t-il à défriser ses cheveux ?

Le défrisage en lui-même n’est pas bon car néfaste pour la santé. Je pense que c’est par manque d’information que certaines femmes continuent de se faire défriser. Il faut juste augmenter la sensibilisation dans ce sens.

Quels sont, selon vous, les problèmes de santé que peut entraîner le défrisage ?

La soude du défrisant est très néfaste pour la santé. Or tous les nerfs du corps sont reliés à la tête. Lors du massage du cuir chevelure, pendant le défrisage, les pores s’ouvrent et la soude y pénètre. Ceci peut entrainer même les problèmes de fibrome, kystes, cancer de sang et de col de l’utérus.

Avez-vous reçu une formation en coiffure en dehors de vos hauts diplômes académiques ?

Oui, mais j’ai d’abord fait une formation en cosmétique. Ensuite, une autre pour connaître les types de cheveux.

Quel est le processus pour les défrisées de devenir crépues ?

Elles ne sont pas obligées de se couper les cheveux pour devenir crépues. Elles peuvent suivre une phase de transition qui consiste à arrêter de se défriser sur une longue période tout en faisant les traitements pour la pousse pour finir juste par couper la partie défrisée.

Parlez nous de votre concept « miss crépue » dont vous êtes l’initiatrice…

C’est mon mari et moi qui avons initié ce concept pour mieux valoriser la femme crépue. Parce que certaines femmes, même avec de longs cheveux crépus, ont honte de s’assumer. Elles font leurs traitements, font des nattes et remettent les perruques. Donc «  miss crépue Bénin » qui est à sa troisième édition vise à valoriser les femmes crépues.

Fidélia A. AHANDESSI

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