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120 ans de l’YMCA-YWCA/RDC : Les concepts « éducation » et « culture » au menu des échanges

Dans le cadre de la campagne sur l’éducation par la culture, le Commissariat général des festivités de 120 ans YMCA-YWCA/RDC représenté par Monsieur Max André Izeidi a organisé récemment une vidéoconférence à la commune de Kasa-Vubu. L’activité a connu la présence du Président national et représentant légal de l’YMCA-YWCA/RDC, Petit Pierre Yatula Bobina (un des survivants de l’épopée d’African Jazz à la table ronde de Bruxelles), de J.P Buse (chanteur et auteur compositeur) et de Mme Nadine. Toutes ces personnalités sont intervenues par zoom depuis le Canada.

Le Commissaire général des festivités de 120 ans YMCA-YWCA/RDC, Max André Izeidi a, d’emblée, remercié l’assistance d’avoir répondu à l’invitation tout en rappelant que cette activité s’inscrit dans le cadre de la campagne sur l’éducation des jeunes tel que prôné par YMCA dans son calendrier des activités prévues pour l’année prochaine.

Le commissaire général en charge de la culture, arts, medias et communication de la ville de Kinshasa, Yvette INANGOY TABU a, lors de son exposé, commencé par louer les initiateurs et remercié les organisateurs de l’évènement.

La culture étant l’âme d’un peuple et l’éducation, le miroir même de la culture, il est très important d’en parler et de le concilier pour en ressortir la quintessence nécessaire à l’éducation et à la consolidation de l’identité culturelle en tant que peuple. Car la culture va de pair avec l’éducation et les deux visent le même objectif

a-t-elle expliqué en liminaire.

Au vu du caractère polysémique des concepts « Éducation » et « Culture », Yvette INANGOY a, d’emblée, circonscrit le cadre de son intervention pour éviter toute équivoque et tout amalgame autour des concepts précités. La culture est perçue comme un mode de vie et l’éducation comme un mode d’apprentissage et d’initiation.

Scrutant le passé du pays, elle a tenté de restituer l’air du temps en rétablissant chaque étape historique dans son vrai contexte. De la période précoloniale, elle a expliqué en disant qu’à cette époque, on parlait de la pureté et de l’originalité de la culture congolaise et de son mode de transmission qui n’est autre que l’éducation. Et d’ajouter que quoiqu’il soit difficile de parler d’organisation systématique de la culture à l’échelle de la nation, il est cependant aisé de soutenir que dans l’organisation de la société, la culture en constitue la respiration.

L’organisation de la culture n’était pas l’affaire d’un groupe d’individus organisés en bureau ou en ministère, mais elle se situait au niveau des communautés des tribus, des clans etc.

a soutenu Yvette INANGOY.

Pour comprendre la culture congolaise dans sa grande richesse et diversité, il faut donc suivre le noir dans ses activités quotidiennes, dans ses contacts, ou plutôt, dans son dialogue permanent avec l’univers visible et invisible.

Abordant la période coloniale, elle a indiqué que durant cette époque, la situation de la culture était plus qu’alarmante.

Soucieux de piller les autochtones, le colonisateur va dépourvoir le colonisé de toute sa substance culturelle et de ses racines ancestrales pour mieux l’exploiter à ses fins économiques

a déclaré l’oratrice.

Dans le souci de mieux conquérir l’Afrique, a-t-elle indiqué, le colonisateur n’a pas limité son action au plan économique. Le colonisé était dressé mentalement, psychologiquement, par le colonisateur en vue de mieux servir ce dernier. Les congolais étaient considérés comme des êtres sans passé, sans culture et sans civilisation. Et d’ajouter que l’accès à l’indépendance politique a constitué, pour les pays africains, une étape indispensable vers la vraie indépendance, l’indépendance culturelle.

C’est maintenant à nous de retrouver les sillons culturels sur lesquels ont marché nos aïeux pour constituer un précieux héritage à léguer aux jeunes générations et aux générations à venir

a-t-elle exhorté

Abondant la culture congolaise telle qu’elle se présente à l’heure actuelle, elle a d’abord fait savoir que la culture englobe tous les aspects de la vie d’une nation.

Pour cristalliser cela, il nous faut donc une rupture avec un passé chargé de malheurs, un changement radical des mentalités, une prise de conscience profonde et une recherche des méthodes nouvelles de gouvernement s’inspirant de la réalité nationale et correspondant à la psychologie particulière du peuple congolais dans son ensemble.

a martelé Yvette INANGOY

Et de conclure son exposé en ces termes :

« Il est important d’éduquer par la culture congolaise pour arriver à l’éveil de conscience tant prôné ».

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